Ce sont les communes qui déterminent les modes d’assainissement selon la configuration du territoire : assainissement collectif et connexion au réseau public de collecte des eaux usées (avec à la clé une « autorisation de déversement ») ou assainissement individuel appelé aussi assainissement non collectif (ANC).
Les prescriptions techniques applicables aux systèmes d'ANC sont fixées par la règlementation. Les principaux dispositifs d'ANC sont les suivants :
Pour les hébergements touristiques, il est préconisé de déterminer la filière d’assainissement avec l’aide d’un bureau d'étude, qui, après étude de sol, orientera le traitement vers la filière adaptée. Pour les filières d'assainissement non collectif, c’est l’obligation de résultat qui prévaut. Dans le cadre domestique ou pour de petits projets, ce choix est aujourd'hui contrôlé par le SPANC (Service Public d'Assainissement Non Collectif) et porte sur le contrôle de conception (vérification du bon choix de filière) et le contrôle de réalisation (conformité des travaux avec la filière préconisée).
Des systèmes réputés plus rustiques et plus écologiques tels que les lits plantés de roseaux (phytoépuration) ou le lagunage peuvent être envisagés. Leurs avantages : ils ne requièrent pas une technicité particulière pour le propriétaire et consomment très peu ou pas d’énergie si la topographie du terrain le permet.
Dans les zones desservies par un réseau de collecte et une station d’épuration, toute construction ou installation nouvelle doit obligatoirement évacuer ses eaux usées sans aucune
stagnation et par des canalisations souterraines vers le réseau public d’assainissement en respectant ses caractéristiques (voir les extraits du Code de la Santé Publique et du
Code Général des Collectivités Territoriales relatifs à l’assainissement dans la section "A télécharger").
En l’absence de réseau collectif d’assainissement ou dans l’attente de celui-ci, toute construction ou installation devra diriger ses eaux usées vers un dispositif d’assainissement non collectif conforme à la réglementation et qui devra faire l’objet d’une autorisation préalable de la collectivité avant sa mise en place (Voir les extraits du Code Général des Collectivités Territoriales relatifs à l’assainissement et l’arrêté interministériel du 7 septembre 2009 fixant les modalités du contrôle technique exercé par les communes sur les systèmes d’assainissement non collectif).
Code de la Santé Publique, articles L.1331-1 et suivants et R.1331-1 relatifs à l’assainissement.
Code Général des Collectivités Territoriales, articles L.2224-7 à L.2224-12-5 et D.2224-6 et D.2224-22-6.
Arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique
inférieure ou égale à 1,2 kg/J de DBO5.