Un rapide bilan des ressources en eau potable du département du Nord permet d'annoncer que celui-ci ne manque globalement pas de ressources en eau potable (même si elles ont tendance à s'amenuiser et que certains secteurs comme le Dunkerquois et l'agglomération de Lille ne sont pas à l'abri d'une pénurie en eau potable tant leur marge de sécurité entre production et consommation est faible et tant ils dépendent d'un approvisionnement extérieur au département).
Cependant, la qualité des réserves en eau potable du Nord ne cesse de se dégrader, nécessitant un traitement de l'eau de plus en plus coûteux entraînant même la fermeture de captages devenus inutilisables.
Si, individuellement et collectivement, nous sommes tous responsables de cette ressource fondamentale, patrimoine commun de la nation depuis la loi sur l'eau de 1992, le Département du Nord entend contribuer par son action à préserver les ressources en eau potable de son territoire, notamment en sensibilisant les Nordistes à la nécessité d’économiser l’eau, en adoptant des pratiques d’aménagement respectueuses de la ressource en eau et en accompagnant les initiatives d’autres maîtres d’ouvrage locaux.
Visualiser les consommations
Le premier équipement à installer au sein du réseau de distribution de l’eau est tout simplement le compteur volumétrique. Après le compteur général servant à la facturation, les compteurs divisionnaires permettront de repérer plus facilement les fuites et de suivre les consommations. La localisation des compteurs divisionnaires dépend du poste de consommation à suivre : espaces verts et jardins, sanitaires, chambres, cuisine, gîte, etc.
Le débit de distribution de l’eau peut être réduit sans compromettre le confort grâce à de petits accessoires se plaçant sur l’embout des robinets. Les régulateurs de débit stabilisent le débit à un niveau donné quelle que soit la pression. Pour éviter le dépôt de tartre, privilégier des régulateurs dont les pièces intérieures sont en plastique. Des pommes de douches à turbulence permettent également de maîtriser les débits d’eau sur ce poste de consommation.
Du côté des toilettes, choisir des réservoirs de faible contenance. Des accessoires (écoplaquettes, suppresseurs…) permettent aussi de réduire la quantité d’eau utilisée par chasse.
Dans les parties communes, tout ce qui permettra d’éviter aux utilisateurs d’oublier de fermer les robinets peut s’avérer utile dans la chasse au gaspillage : déclenchement par cellule infrarouge, robinets temporisés, commande au pied, etc.
Dans les salles de bains, les mitigeurs thermostatiques apportent non seulement un plus en terme de confort mais raccourcissent également le temps pendant lequel l’eau s’écoule à perte pour atteindre la bonne température.
Parmi les techniques les plus économes sont apparus récemment les urinoirs sans eau, et dépourvus de chasse d’eau. C’est désormais une technique éprouvée et hygiénique. Les mauvaises odeurs sont absentes et le développement bactérien n’est pas favorisé par l’apport d’eau. Les cristaux uriques (responsables des bouchages) qui se forment avec le calcaire de l’eau sont également évités. Enfin, les mauvaises odeurs en provenance de l’égout sont bloquées par des siphons spéciaux.
Malheureusement tombée en désuétude avec l’adduction d’eau potable, la collecte des eaux de pluie revient au goût du jour. Utiliser de l’eau potable pour certains usages est en effet un luxe inutile, notamment pour les chasses d’eau, le lave-linge et l’arrosage. L’éventail des techniques de collecte disponibles permet de répondre à tous les besoins. Les cuves sont aujourd’hui équipées de filtres et de pompes. Elles s’installent également partout : en sous-sol, sous terre, en extérieur… Ces systèmes sont commercialisés par les grandes enseignes de bricolage ou des entreprises spécialisées.
La liste des fournisseurs indiqués ci-dessous dans les liens n'est pas exhausitive.
Récupérer et gérer les eaux pluviales, Brigitte Vu, août 2006, Ed. Eyrolles.
Récupérer les eaux de pluie, Brigitte Vu, juin 2006, Ed. Eyrolles.