D'après le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les températures devraient augmenter de 1,4 à 5,8°C d'ici à la fin du siècle par rapport à 1990 (selon que les volumes de gaz à effet de serre auront doublé ou quadruplé depuis l'ère préindustrielle). Le niveau de la mer pourrait monter de près d'un mètre recouvrant Manhattan, Shanghai, les Pays-Bas, la Belgique, le littoral du Nord et du Pas-de-Calais…
Des modifications climatiques irréversibles sont déjà perceptibles dans le Nord. Les dix dernières années ont été les plus chaudes du siècle dernier. Les conséquences locales sur l'eau (disponibilité de la ressource, inondations...), sur l'écosystème, les ressources naturelles et alimentaires, la mortalité, les maladies… sont déjà visibles.
Selon le GIEC, 90 % de ce dérèglement climatique est dû aux activités humaines non soutenables (polluantes et consommatrices). Nos modes de vie et de travail influent directement sur les émissions de gaz à effet de serre (GES). Actuellement, au niveau mondial, nous rejetons chaque jour dans l'atmosphère plus de 70 millions de tonnes de polluants. En France, nous consommons en moyenne 9 tonnes équivalent CO2 par personne et par an.
Une adaptation des comportements de chacun peut contribuer à la réduction des émissions, dans l'objectif de diviser par 4 les émissions de GES en France d’ici 2050 (soit 2 tonnes équivalent CO2 par Français et par an). Deux secteurs sont particulièrement concernés : le bâti et les transports. À eux seuls, ils représentent près de 80 % de l'énergie finale consommée, en augmentation croissante depuis 15 ans. Or, le logement et les déplacements offrent les plus gros potentiels de réduction dans leur utilisation quotidienne. A confort égal et en réduisant d'abord les consommations inutiles, nous pouvons tous participer facilement à une réduction significative des rejets de GES.
Les mesures nationales de lutte contre le changement climatique dans la cadre du Grenelle Environnement portent sur la baisse de la consommation d’énergie des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des secteurs des transports et de l’énergie. La fiscalité évolue aussi pour encourager les comportements sobres en carbone et en énergie.
Le Département a décidé de réagir : un Plan Energie/Eau est mis en place progressivement dans les 430 bâtiments départementaux et vise à réduire la consommation d'énergie (électricité, gaz) et de flux (eau) à confort égal. D'ici 2010, l’objectif est de consommer 2 fois moins d'énergie et d'eau que la moyenne nationale des bâtiments tertiaires. 20 sites pilotes ont été identifiés en 2007 afin de mettre en œuvre le Plan Energie. Progressivement, le Plan Energie/Eau sera généralisé via les Projets de service.
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