JANOS BER
Faire face
Musée départemental Matisse
Le Cateau-Cambrésis
27 juin – 19 septembre 2010
Centre Pierre Tal Coat
Domaine départemental de Kerguéhennec (Morbihan)
3 juillet – 26 septembre 2010
Présentation de l'exposition
Janos Ber est né à Budapest en 1937, les aléas de l’Histoire et une inébranlable volonté le conduisent en 1957 en France où il vit et travaille désormais.
Après un passage à Paris aux Beaux-Arts et la découverte d’Uccello au Louvre, il fait, en 1959, la rencontre importante de Simon Hantaï. Il voit également la même année la peinture américaine, surtout Sam Francis, Rothko et Pollock. Il entre ensuite à la galerie Clivages, expose régulièrement à la FIAC, en France et à l’étranger.
Formes découpées, assemblées, lignes tracées : la ligne et la couleur, toujours en relation avec le blanc du papier ou de la toile, dans l’espace du tableau ou à l’échelle de l’architecture, font émerger des combinaisons complexes, vivantes, "émotionnellement chargées" qui ne sont pas sans interroger le travail d’Henri Matisse.
Janos Ber développe aussi un travail autour de la peinture murale. Il a engagé de fructueuses collaborations avec l’architecte Henri Gaudin à Vincennes et, pour « l’Art dans les Chapelles », avec Olivier Delavallade.
L’idée d’une exposition commune entre le Musée départemental Matisse et le Centre Pierre Tal Coat – Conseil général du Morbihan – s’est imposée. Chaque lieu offre une approche particulière, librement définie, dans un cheminement non chronologique, permettant une multiplicité de lectures.
De quoi réjouir Janos Ber qui définit ainsi son travail : « C’est un jeu, la peinture ; mais un jeu qui s’identifie à la vie. Je peins la vie, ce qui m’en est perceptible. Je joue pleinement le jeu de la peinture. »
Musée Matisse
27 juin - 19 septembre 2010
Samedi 26 juin 2010
- Matinée d’étude de 10 h à 12 h
- Vernissage de l’exposition à 15 h, suivi de la donation, en mémoire de Jean Fournier, d’une œuvre de Simon HANTAÏ.
Entrée libre.
Centre Pierre Tal Coat – Domaine de Kerguéhennec
3 juillet – 26 septembre 2010
- Vernissage de l’exposition :
Samedi 03 juillet 2010 à 11 h.
Entrée libre
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Collaborations
Musée départemental Matisse
Le Cateau-Cambrésis
27.06 – 19.09.2010
Palais Fénelon
59360 Le Cateau-Cambrésis
T. 33 (0)3 27 84 64 50
F. 33 (0)3 27 84 64 54
museematisse@cg59.fr
Centre Pierre Tal Coat – Domaine départemental de Kerguéhennec (Morbihan)
03.07 – 26.09.2010
Conseil général du Morbihan
BP 400
56009 Vannes Cedex
T. 33 (0)2 97 54 59 05
F. 33 (0)2 97 54 83 87
Commissaires
-
Patrice DEPARPE : conservateur adjoint, musée départemental Matisse
-
Olivier DELAVALLADE, Centre Pierre Tal Coat – Conseil général du Morbihan
Catalogue & film
Format 220 x 280 cm, 112 pages, 120 illustrations.
Textes de François Barré, Henri Gaudin, Olivier Kaeppelin
Ed. Cheveau, prix 23 €. En vente à la librairie du musée départemental Matisse et au Château de Kerguéhennec.
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Informations pratiques
Musée départemental Matisse
Un musée du département du Nord
Palais Fénelon
59360 Le Cateau-Cambrésis
T. 33 (0)3 27 84 64 50
F. 33 (0)3 27 84 64 54
museematisse@cg59.fr
Horaires
10 h – 18 h. Fermeture hebdomadaire le mardi.
Tarifs
L’entrée comprend : collections permanentes, expositions et audio-guide enfant/adulte, français, anglais, néerlandais.
4,5 € : plein tarif
3 € : tarif réduit (groupe de 15 personnes, étudiants, plus de 60 ans, Carte Avantage, demandeurs d’emploi, Amis des musées, Cartes Cezam et Srias)
Gratuité : pour les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la CMU, de la carte COTOREP, les Catésiens, les étudiants en art. Gratuit le 1er dimanche de chaque mois et lors des Journées du patrimoine.
Accès
Le musée est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite.
Accès côté parc Fénelon.
Le Cateau-Cambrésis est situé dans le sud du Département du Nord à 30 km de Valenciennes, de Cambrai et de Saint-Quentin.
Accès par la route
Depuis Paris : autoroute Paris-Cambrai (A1 puis A2) (170 km), puis D 643 de Cambrai au Cateau-Cambrésis (22 km)
Depuis Lille ou Bruxelles : autoroute jusqu’à Valenciennes, sortie Le Cateau-Cambrésis puis D 955, (90 km depuis Lille) (30 Km depuis Valenciennes).
Accès par le train
Paris (Gare du Nord) - Cateau-Cambrésis ou Busigny
Note : Busigny est à 15 minutes du musée en taxi
Les trains Corail-Intercité Paris-Maubeuge desservent chaque Week-end la gare du Cateau-Cambrésis.
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Donation d’une œuvre de Simon Hantaï au musée départemental Matisse
Donnée par Jean-Marie Bonnet en hommage à Jean Fournier
C’est à la suite de ses deux visites de l’exposition Ils ont regardé Matisse organisée par le musée Matisse de mars à juin 2009, que Jean-Marie Bonnet, directeur de la galerie Jean-Fournier, a pris la décision d’offrir au musée cette œuvre de Simon Hantaï. L’exposition présentait, de manière totalement inédite, des œuvres d’artistes français et américains réalisées entre 1948 et 1968 en regard d’œuvres de Matisse.
L’un des moments clefs du parcours était la présence de grandes toiles monumentales de Simon Hantaï intitulées Les Mariales, emblématiques du regard simultané que Hantaï portait sur Matisse et la peinture américaine. Les Mariales ont été montrées pour la première fois en 1962 puis en 1963 et 1964 à la galerie Kléber à Paris dirigée alors par Jean Fournier.
Par son rapport au matériau et au monumental qui instaure un dialogue entre l’espace de l’œuvre et celui du spectateur, Simon Hantaï a permis aux peintres des générations suivantes l’assimilation de l’œuvre de Matisse au travers de l’influence de la peinture américaine.
La galerie Jean-Fournier à Paris sera le lieu catalyseur de cette transmission par la présence d’artistes français et américains tous emprunts d’une grande admiration pour l’œuvre de Matisse, vue comme source incontestée de l’abstraction picturale après 1945.
Hantaï et Fournier vont entretenir toute leur vie une relation forte qui donnera le ton de la galerie selon les mots de Dominique Fourcade : après-matisse-après-pollock. La dernière visite de musée qu’effectua avec une grande joie Jean Fournier fut au musée Matisse pour l’exposition Matisse et Derain, Collioure 1905.
Simon Hantaï
Sans titre, 1973
Sérigraphie sur plaque de tôle émaillée
H : 300 cm L : 107 cm
Prof : env. 4 cm
Fragment d’un mur de 24 mètres
L’œuvre de Simon Hantaï que Jean-Marie Bonnet a choisi d’offrir au musée est atypique dans la production de l’artiste puisqu’elle résulte d’une commande publique ayant nécessité une technique particulière, la sérigraphie.
Simon Hantaï a travaillé à la réalisation d’un mur de 24 mètres de long sur 3 mètres de haut pour le lycée technique Henri-Matisse de Trappes à la demande de l’architecte, Pierre Vago.
Simon Hantaï a d’abord réalisé une trentaine de toiles dans le courant de l’été 1969, dont 3 aux dimensions requises. La technique employée pour les toiles est simple : la toile est pliée, peinte sur les parties convexes des plis puis dépliée. Le pliage et le dépliage produisent un réseau dessiné dans la couleur. Confondus au support lui-même, le dessin et la couleur s’unissent dans un même espace.
Certaines de ces toiles ont été présentées en avril 1970 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, sous le titre Études pour un mur, et des essais de plaques ont été accrochés au musée des Arts décoratifs avec la complicité de François Mathey, alors directeur. Cet accrochage a sans doute permis à Simon Hantaï de se rendre compte de l’échelle et de régler certains détails techniques.
Sérigraphie sur tôle émaillée
Ce "mur – écran" destiné à être posé à l’extérieur du collège de Trappes nécessitait un traitement particulier pour résister aux intempéries. Simon Hantaï a donc choisi le procédé de la sérigraphie sur tôle émaillée, bleu outremer sur fond blanc. Ce principe est similaire à celui qu’il adoptera en 1977 pour son plus grand ensemble décoratif réalisé dans le cadre d’une commande de l’entreprise Renault à Rueil–Malmaison pour quatre murs, deux pour le restaurant d’entreprise au premier étage et deux pour la cafétéria au rez-dechaussée.
Hantaï va utiliser la sérigraphie à plusieurs reprises pour des affiches, des couvertures de catalogues jusqu’à des immenses tirages numériques pour l’exposition Les Fables du lieu au Fresnoy (Tourcoing) dont le commissariat avait été confié à Georges Didi-Huberman en 2001.
Une plaque de la collection personnelle de Jean Fournier
Ébloui par les panneaux de Trappes, Jean Fournier a demandé à Simon Hantaï de réaliser une plaque supplémentaire pour sa collection personnelle. Cette œuvre est restée dans le jardin de sa propriété de Limours.
Avec cette commande, Simon Hantaï aborde les questions du monumental et du décoratif. Comment inscrire une œuvre dans un lieu spécifique et fonctionnel ? Comment rester fidèle à un langage personnel tout en s’adaptant aux contraintes du lieu ? Autant de questions posées et résolues maintes fois – et différemment – par Matisse lors de commandes monumentales : les panneaux de La Danse et de La Musique de Stschoukine en 1909 ; La Danse de Barnes en 1933 ; la Chapelle de Vence inaugurée en juin 1951.
Cette donation s’inscrit parfaitement dans les collections du musée départemental Matisse et plus largement au cœur de son projet scientifique et culturel puisque le musée conserve d’importantes œuvres monumentales qui questionnent la présence de l’œuvre d’art dans l’espace public ou privé : la salle à manger de Tériade décorée par Matisse, ou encore le vitrail Joie d’Herbin.
L’œuvre est destinée à trouver sa place sur le mur du Palais Fénelon, côté Parc Fénelon quand le parc sera remis en état. Elle est d’abord installée sur la façade côté cour, dans la perspective de la Grande Femme de Giacometti, donnée par Alice Tériade.
Faire coïncider la présentation de l’œuvre offerte avec le vernissage de l’exposition Faire face de Janos Ber relève de la logique tant Simon Hantaï a eu une influence sur le travail et les questionnements de son ami et compatriote.
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